1.Frapper à la porte
40 000 FCFAAnnonce et ouverture de la parole.
- Boissons d'accueil + enveloppe · lot40 000 FCFA
aussi : Mbede, Mbamba
Haut-Ogooué, Ogooué-Lolo (Franceville, Okondja, Lékoni)
Chez les Obamba/Mbédé, le mariage — l'Abomo, l'un des trois grands actes de la vie avec la naissance (Okoumbi) et le décès — est scellé par l'enclume, forgée par un initié : on ne la pose pas, on la laisse tomber, et le bruit sourd est l'acquiescement des esprits des deux familles. La mariée pose les pieds dessus pour « asseoir » son mariage. Ils partagent avec les Téké la « dot de la nuit », et la famille de la fille offre en retour une contre-dot, le lekarighi.
Estimation indicative de la dot (hors réception) : 2 158 000 FCFA
Adapter à mon budgetAnnonce et ouverture de la parole.
Les familles s'engagent.
La veille, de nuit, en secret chez la mariée : 8 membres par famille négocient la « rupture du cordon » mère-fille ; une pièce de monnaie passe du marié à la fiancée puis à sa mère ; l'enveloppe versée est un acompte.
Enveloppe, malle, vivres, boissons — et les symboles forts. Autrefois : moutons, chèvres, lingots de fer, bracelets de cuivre, pointes de sagaies, colliers de perles, étoffes du pays et sel.
Forgée uniquement par un initié, l'enclume n'est pas posée mais lâchée au sol : le bruit sourd est la signature des aïeux. La mariée pose les pieds dessus — son mariage devient « aussi lourd que l'enclume ». Elle ne peut être remplacée par une amende.
Droits du père et de la mère. En retour, la famille de la fille offre le lekarighi : bêtes sur pied (bouc et chèvre, symboles de fécondité), nattes et batterie de cuisine.
La fête.
⚠️ Liste indicative. La dot se négocie et se confirme toujours avec l'oncle maternel, les orateurs et les aînés des deux familles. Les montants sont des ordres de grandeur 2026 (région de Libreville).Sources : Blog Nzoubou — « L'enclume, clou de la dot chez les Obamba » (témoignage de première main) · L'annuaire du mariage — « La dot de la nuit » (rite téké/obamba/houmbou) · Revue Gabonaise d'Histoire et Archéologie (Ngomo, 2012, citant Brazza/Merlet et Alihanga) — dot du XIXᵉ et contre-dot lekarighi.